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Neuroéducation, neuropédagogie ? Que se cache-t-il derrière ces mots ?

J’en suis certaine, ces mots vont devenir à la mode d’ici peu de temps! Voilà pourquoi :

En quelques mots, la neuroéduction (ou la neuropédagogie) est un mariage entre les découvertes en neurosciences et l’apprentissage. Autrement dit : comment appliquer les connaissances des mécanismes cérébraux de l’apprentissage à la pédagogie.

Depuis quelques années la recherche sur le fonctionnement cérébral se développe grâce  à l’utilisation de l’imagerie cérébrale, les découvertes en neurosciences évoluent alors rapidement. Les processus cognitifs (la mémoire, l’attention, les fonctions exécutives, le raisonnement…) ont pour support le cerveau. Il est alors évident de penser que pour améliorer l’apprentissage des apprenants il faut connaître le fonctionnement du cerveau. Au regard de piètres résultats des élèves français, en mathématiques  essentiellement, (voir rapport de l’OCDE de 2007, je vous expliquerai, prochainement ce qu’est ce fameux rapport de l’OCDE et les études PISA mais encore un peu de patience) nous (je pense ici aux enseignants mais aussi aux parents et surtout aux enfants) ne pouvons nous passer de tout outil supplémentaire pour comprendre les difficultés des élèves et améliorer leur efficience cognitive (et remonter dans le classement de l’OCDE bien que j’en suis sure parents et élèves s’en fichent royalement de ce classement mais cela serait révélateur d’une prise de conscience générale des pédagogues, de l’éducation nationale…). Bref, le rapport de l’OCDE de 2007, sans utiliser le terme de neuroéducation, faisait le lien entre les neurosciences et l’apprentissage et son titre laissait présager le développement d’une nouvelle discipline « Comprendre le cerveau: naissance d’une science de l’apprentissage ».

La neuroéducation est une discipline nouvelle qui sans aucun doute va se développer. Par exemple  au Canada (pays qui semble bien moins frileux que la France quant à l’utilisation des neurosciences dans l’éducation), il existe un laboratoire reconnu dédié à cette discipline le « Laboratoire de Recherche en Neuroéducation » dont le responsable est Steve Masson. Ce chercheur intervient régulièrement en France lors de conférences, congrès ou tout autre colloque.  En France nous pouvons citer Stanislas Dehaene, professeur au Collège de France, auteur de nombreux ouvrages et articles sur le fonctionnement cérébral et l’apprentissage du langage ou encore les bases cérébrales des activités numériques. Parmi ses ouvrages les plus connus nous retrouvons « La bosse des maths » édition Odile Jacob ou encore « Apprendre à Lire » édition Odile Jacob. Nous retrouvons aussi Olivier Houdé (professeur de psychologie du développement).

C’est bien joli tout ça, mais à quoi servent leurs recherches? Et bien leurs recherches permettent, par exemple,  de comprendre le fonctionnement de la mémoire et donc de proposer une méthodologie  pour être plus efficace quand un élève apprend ses leçons. Ces recherches permettent aussi de comprendre les erreurs récurrentes des élèves en mathématiques et ainsi, de les maîtriser lors de l’enseignement. Le meilleur rythme pour apprendre, le rôle de la motivation, du sommeil ou encore de l’alimentation sur l’apprentissage sont autant de thèmes étudiés par les neurosciences. Ces thèmes seront abordés précisément dans des articles futurs.

Vous l’avez compris  NEUROEDUCATION/NEUROPEDAGOGIE = NEUROSCIENCE +EDUCATION, une addition qui coule de source et pourtant ne plaît pas à tout le monde. Certains pédagogues sont sceptiques, est-ce à cause de la nouveauté? Parce que cela remet en question leur enseignement? Ou, parce qu’il est vrai, certaines découvertes en neuroscience sont difficilement applicables en classe. Catherine Reverdy et Marie Gaussel indiquent dans un article « C’est une impression de flou, d’imprécisions et de méconnaissance de la culture scolaire que nous laissent à chaque fois les articles de neuroéducation ».  Nicole Bouin et Jean Michel Zakhartchouk ont des propos plus nuancés « On a besoin des sciences non pour dicter notre pratique mais pour l’éclairer un peu plus ». Les neuroscientifiques ne sont pas des pédagogues et les pédagogues ne sont pas des neuroscientifiques, à quand les neuroscientifiques pédagogues? Rassurez-vous à La Neurobox il y a le pédagogue (Cédric) et la neuropsychologue spécialisée en neuroéducation (Aurélie) du tout en un, finalement!

Pour finir j’attire votre attention, la neuroéducation (ou neuropédagogie) va devenir un mot à la mode et il est fort probable que des personnes (ou organismes) peu scrupuleux cherchent à gagner leur pain sans avoir les qualifications requises. Je vous rappelle que les métiers de neuropédagogues,  neuroéducateurs, psychopédagogues, praticien en gestion mentale et j’en passe ne sont pas reconnus c’est à dire qu’il n’existe pas de diplôme d’état, n’importe qui peut se vanter de ces métiers sans avoir suivi la moindre formation. Cela ne veut pas dire que ces personnes sont incompétentes mais que vous devez vérifier leurs compétences et leurs expériences personnelles.

Nous, à La Neurobox nous y croyons, nous mettons en pratique depuis plusieurs années et ça fonctionne!

By |2018-09-18T09:32:47+00:0029/07/2016|neuroéducation|1 Comment

About the Author:

Neuropsychologue spécialisée en neuroéducation. En 2009 elle a consacré son mémoire de recherche à la neuropsychologie des mathématiques. Depuis 2010 elle exerce en libéral et s'occupe des enfants en difficultés scolaires en proposant une approche innovante et globale. Elle s'attache a redonner confiance et motivation aux enfants et propose une méthodologie adaptée.

One Comment

  1. Olivier 16/08/2017 at 16:51 - Reply

    Tout-à-fait d’accord avec vous. Au delà du risque l’effet de mode, les neurosciences permettent d’obtenir de vrais résultats. Sur notre secteur, la formation professionnelle à distance, nous appliquons certains de ces principes (chunks, symbolisation des idées, écriture des textes en toutes lettres) dans nos modules de formation et nous avons pu constater que les taux de mémorisation de la part des apprenants sont bien meilleurs.

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